KPI CSRD : quels indicateurs suivre et comment les choisir ?
Sommaire
- 1. Qu'est-ce qu'un KPI CSRD et pourquoi son périmètre change en 2026 ?
- 2. Les catégories d'indicateurs CSRD à connaître
- 3. Comment choisir et déployer vos KPI CSRD ?
- 4. Les KPI CSRD spécifiques à la fonction achats et à vos fournisseurs
- 5. Piloter vos KPI CSRD avec Axiscope Digital Sourcing & Procurement Platform
Le paquet Omnibus, publié au Journal Officiel de l’Union européenne le 26 février 2026, réduit le périmètre de la CSRD d’environ 80% et l’EFRAG propose de réduire les points de données ESRS obligatoires de 61%. Toute entreprise et toute société encore soumises à cette directive doivent désormais prioriser des kpi csrd pertinents plutôt que viser l’exhaustivité. Ce guide détaille la sélection des indicateurs par catégorie, une méthode fondée sur la double matérialité inscrite dans un cadre réglementaire précis, ainsi qu’une stratégie rse achat fondée sur un taux d’information fiable pour chaque partie prenante et un reporting de durabilité aligné sur la performance en matière de durabilité attendue par le marché. Chaque indicateur retenu doit rester vérifiable par votre commissaire aux comptes, sans quoi le bilan carbone affiché perd toute valeur probante.
Qu’est-ce qu’un KPI CSRD et pourquoi son périmètre change en 2026 ?
Définition d’un KPI CSRD et différence avec un KPI RSE classique
Un kpi csrd est un indicateur clé de performance exigé par les normes ESRS dans le cadre du rapport de durabilité prévu par la directive CSRD. Contrairement à un kpi rse ou un indicateur ESG volontaire que chaque entreprise choisit librement, un indicateur csrd répond à un point de données normé et opposable à l’audit, rattaché à un enjeu de matérialité identifié.
La différence est structurelle. Un kpi rse classique valorise une démarche interne sans obligation de format, y compris pour une PME non soumise à la directive. Un indicateur csrd doit produire une information vérifiable, datée et comparable d’un exercice à l’autre. Le taux de conformité aux normes esrs applicables conditionne directement la qualité du reporting de durabilité transmis au commissaire aux comptes chargé de l’assurance. Après la réforme Omnibus, cette transition réglementaire pèse davantage sur les entreprises encore soumises : chacune doit prouver la fiabilité de chaque indicateur clé retenu plutôt que d’en publier le plus grand nombre possible.
Qui est concerné par la CSRD après la réforme Omnibus ?
Cette nouvelle réglementation modifie les seuils d’application. Le paquet Omnibus relève le seuil salarié de 250 à 1000 et le seuil de chiffre d’affaires de 40 à 50 millions d’euros. Concrètement, le périmètre européen concerné chute d’environ 42 500 à environ 10 000 entreprises, une réduction proche de 80% (source : paquet Omnibus I, publié au Journal Officiel de l’UE le 26 février 2026). Les entreprises déjà soumises à l’ancienne NFRD restent concernées sans interruption et publient leur rapport 2025 sur l’exercice 2024 sans changement de calendrier.
Ce que l’EFRAG a révisé fin 2025 sur les points de données obligatoires
Une révision technique passée sous les radars change pourtant la donne pour votre prochain exercice de reporting.
Le saviez-vous ?
L’EFRAG a transmis fin novembre 2025 son avis technique de révision des normes ESRS à la Commission européenne. La proposition réduit les points de données obligatoires de -61 % et le nombre total de points de données d’environ -70 %, de 1073 à environ 320 (source : EFRAG, projet publié le 3 décembre 2025). L’exercice change de nature : il ne s’agit plus de couvrir un maximum de points de données mais de concentrer ses ressources sur les indicateurs réellement matériels.
Concrètement, cette révision ne dispense aucune entreprise de mesurer ses enjeux prioritaires. Elle supprime en revanche une grande partie des points de données jugés secondaires, ceux qui alourdissaient le reporting sans apporter d’information décisive pour les parties prenantes. La sélection méthodique décrite plus loin dans cet article devient l’étape la plus rentable du processus : mieux vaut cinq indicateurs solides et audités que vingt indicateurs approximatifs. Les entreprises qui anticipent cette bascule structurent déjà leur collecte de données autour des points de données qui survivront à la révision, plutôt que d’attendre la publication définitive du texte.
Les catégories d’indicateurs CSRD à connaître
Les indicateurs environnementaux (ESRS E1 à E5)
Les normes environnementales structurent la première brique de tout reporting de durabilité. Chaque norme couvre un enjeu distinct et impose ses propres indicateurs.
- ESRS E1 – Changement climatique : bilan carbone sur les trois scopes, part d’énergie renouvelable, trajectoire de décarbonation.
- ESRS E2 – Pollution : rejets dans l’air, l’eau et les sols, substances préoccupantes.
- ESRS E3 – Eau et ressources marines : consommation d’eau, zones de stress hydrique.
- ESRS E4 – Biodiversité et écosystèmes : impact sur les sites sensibles, pertes d’habitats.
- ESRS E5 – Utilisation des ressources et économie circulaire : taux de matières recyclées, gestion des déchets.
Un site industriel misera d’abord sur E1 et E3, quand une entreprise de services orientera son effort vers le climat et l’économie circulaire.
Les indicateurs sociaux (ESRS S1 à S4)
Le volet social couvre quatre populations distinctes que la CSRD oblige à documenter séparément.
- ESRS S1 – Effectifs propres : nombre d’employés formés, diversité, égalité salariale, conditions de travail.
- ESRS S2 – Travailleurs de la chaîne de valeur : conditions chez les fournisseurs et sous-traitants.
- ESRS S3 – Communautés affectées : impact local des activités et des projets.
- ESRS S4 – Consommateurs et utilisateurs finaux : sécurité des produits, protection des données.
Pour une direction achats, l’ESRS S2 concentre l’essentiel des indicateurs à produire puisqu’il porte directement sur les fournisseurs et sur le respect du droit du travail tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Les indicateurs de gouvernance (ESRS G1)
L’ESRS G1 couvre la conduite des affaires : politique anti-corruption, gestion des conflits d’intérêts, relations avec les fournisseurs et délais de paiement. Ce volet reste souvent sous-estimé alors qu’il conditionne la crédibilité de l’ensemble du rapport et la transparence attendue par chaque partie prenante. Une direction générale qui affiche des engagements de responsabilité sociale ambitieux sans gouvernance solide expose son entreprise à un risque réputationnel immédiat. Les indicateurs de gouvernance servent également de garde-fou pour l’audit externe : un commissaire aux comptes vérifie en priorité la cohérence entre les engagements publiés et les pratiques internes réelles.
Les 3 formats d’indicateurs exigés : narratifs, semi-narratifs, quantitatifs
Les ESRS ne demandent pas uniquement des chiffres. Trois formats coexistent dans un même rapport de durabilité. Les indicateurs narratifs décrivent une politique ou une stratégie sans valeur chiffrée, comme la politique de vigilance fournisseurs. Les indicateurs semi-narratifs combinent texte et données partielles, par exemple un plan d’action assorti d’un objectif daté. Les indicateurs quantitatifs restent les plus attendus : émissions en tonnes, taux en pourcentage, nombre d’incidents. Un reporting équilibré articule les trois formats plutôt que de se limiter aux chiffres, qui seuls ne suffisent pas à démontrer la cohérence d’une stratégie de durabilité.
Comment choisir et déployer vos KPI CSRD ?
Cartographier ses enjeux matériels avant de sélectionner un indicateur
Avant de choisir le moindre critère, l’entreprise doit conduire une analyse de double matérialité selon des critères ESG clairs. Cette méthode croise deux perspectives : l’impact de l’activité sur l’environnement et la société d’une part, l’impact économique et financier des enjeux de durabilité d’autre part. Un enjeu devient matériel dès qu’il est significatif et stratégique sur l’un des deux axes. Cette cartographie évite l’écueil le plus fréquent observé sur le terrain : sélectionner des indicateurs par habitude sectorielle plutôt que par pertinence réelle pour l’entreprise concernée.
Utiliser l’outil de sélection des KPI CSRD priorisés par fonction
Plutôt que de parcourir une liste de plusieurs dizaines d’indicateurs possibles, identifiez immédiatement les kpi csrd prioritaires pour votre fonction.
Outil de sélection
Trouvez vos KPI CSRD prioritaires par fonction
KPI recommandés pour la fonction Achats
Sélectionnez votre métier (achats, ressources humaines, finance ou RSE) : l’outil retourne les 5 indicateurs prioritaires de votre fonction, avec la norme ESRS de rattachement pour chacun. À croiser ensuite avec les enjeux matériels issus de votre analyse de double matérialité.
Cette approche répond à un problème récurrent sur le terrain : la majorité des guides publiés se contentent d’empiler des dizaines d’exemples génériques sans hiérarchie ni lien avec la fonction du lecteur. Un responsable achats et un directeur financier n’ont pas les mêmes priorités de reporting, même au sein d’une même entreprise. Le premier suit le taux de fournisseurs engagés RSE et le Scope 3, le second surveille la part verte de son chiffre d’affaires au sens de la taxonomie européenne.
Éviter le sur-reporting en se concentrant sur les indicateurs opposables à l’audit
Une fois la liste priorisée en main, un réflexe reste à corriger avant de lancer la collecte.
Conseil d’expert
Ne cherchez pas à couvrir tous les points de données théoriquement disponibles. Priorisez les indicateurs que votre commissaire aux comptes peut vérifier avec une source de donnée traçable : facture, contrat, relevé de consommation. Un indicateur non vérifiable fragilise l’ensemble du rapport de durabilité, même si les autres données sont solides. La règle terrain la plus efficace : un indicateur qui ne survit pas à la question « quelle est votre preuve ? » ne doit pas figurer dans le rapport final.
Étape 1 – Cartographier les enjeux par la double matérialité
Recensez les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance propres à votre secteur d’activité. Évaluez chacun sur deux axes : l’impact de votre activité sur cet enjeu et l’impact financier que cet enjeu peut avoir sur votre entreprise. Seuls les enjeux jugés significatifs sur au moins un axe entrent dans le périmètre de votre reporting. Cette étape conditionne toute la suite du processus.
Étape 2 – Sélectionner les indicateurs ESRS applicables à votre périmètre
Pour chaque enjeu matériel retenu, identifiez la ou les normes ESRS correspondantes et les points de données associés. Un enjeu climat renvoie à l’ESRS E1, un enjeu fournisseurs à l’ESRS S2. Écartez les points de données liés à des enjeux non matériels : c’est précisément l’esprit de la révision EFRAG évoquée plus haut.
Étape 3 – Structurer la collecte de données par fonction
Désignez un référent par fonction concernée : achats, RH, finance, exploitation. En pratique, chaque référent centralise la donnée brute de son périmètre dans un outil unique pour toute l’entreprise plutôt que dans des fichiers dispersés. Cette structuration évite l’écueil le plus courant en interne : des chiffres différents selon qui répond à la même question, faute de source unique de vérité.
Étape 4 – Définir des cibles et objectifs SMART
Chaque KPI retenu doit être assorti d’une cible datée, mesurable et réaliste. Un objectif flou du type « réduire nos émissions » n’a pas de valeur de reporting. Un objectif SMART du type « réduire les émissions Scope 3 fournisseurs de 15% d’ici 2028 » permet de suivre une trajectoire année après année et de justifier les écarts auprès de l’auditeur.
Étape 5 – Consolider, auditer et publier ses indicateurs
Rassemblez les données validées par chaque référent dans un tableau de consolidation unique. Faites vérifier la cohérence globale avant la revue par le commissaire aux comptes chargé de l’assurance, obligatoire pour tout rapport CSRD. La publication intervient dans le rapport de gestion, au format numérique structuré désormais exigé par la réglementation.
Les 5 étapes pour mettre en place son suivi de KPI CSRD
Cartographier les enjeux par la double matérialité
Sélectionner les indicateurs ESRS applicables
Structurer la collecte de données par fonction
Définir des cibles et objectifs SMART
Consolider, auditer et publier ses indicateurs
Les KPI CSRD spécifiques à la fonction achats et à vos fournisseurs
Pourquoi le Scope 3 fournisseurs concentre l’essentiel de vos émissions ?
Le Scope 3 représente 70% à 95% des émissions totales des entreprises de service et d’industrie légère (source : analyses sectorielles Hayot Expertise et iSYBUY, 2025). Cette part concentre l’essentiel des émissions indirectes générées par les achats de biens et de services, le transport amont et l’usage des produits vendus. Une direction achats qui ignore ce chiffre sous-évalue mécaniquement son véritable levier de décarbonation. Réduire les émissions Scope 3 liées aux achats de 20% produit souvent un impact climatique 4 à 5 fois supérieur à la même réduction appliquée aux Scopes 1 et 2 réunis. C’est cet écart qui justifie de traiter les KPI achats comme une catégorie à part entière, distincte du reporting environnemental général.
Tableau des KPI achats mappés aux normes ESRS (S2, E1 Scope 3)
Le tableau suivant reprend les indicateurs achats les plus opérationnels, leur norme ESRS de rattachement et la formule de calcul à appliquer.
| KPI achats | Norme ESRS | Formule de calcul | Fréquence de suivi |
|---|---|---|---|
| Taux de fournisseurs engagés RSE | ESRS S2 | Fournisseurs signataires d’une charte RSE / Total fournisseurs actifs x 100 | Trimestrielle |
| Émissions Scope 3 achats | ESRS E1 | Émissions déclarées par fournisseur x volume d’achat | Annuelle |
| Taux de couverture des données fournisseurs | ESRS E1/S2 | Fournisseurs ayant transmis une donnée vérifiable / Total fournisseurs x 100 | Trimestrielle |
| Part des achats responsables | ESRS S2 | Montant achats labellisés ou certifiés / Montant total des achats x 100 | Annuelle |
| Taux d’audits fournisseurs réalisés | ESRS S2/G1 | Audits fournisseurs réalisés / Audits fournisseurs planifiés x 100 | Semestrielle |
Faites glisser le tableau horizontalement pour voir toutes les colonnes.
Ces cinq indicateurs couvrent la majorité des exigences ESRS applicables à la fonction achats sans multiplier les points de données secondaires. Le taux de couverture des données fournisseurs mérite une attention particulière : c’est souvent lui qui bloque la fiabilité de tous les autres KPI achats, faute de réponse suffisante des fournisseurs sollicités.
Le KPI taux de fournisseurs engagés RSE
Le taux de fournisseurs engagés RSE mesure la part de votre panel ayant formalisé un engagement RSE vérifiable : charte signée, certification, questionnaire renseigné. Le 3e Baromètre des Achats Responsables, mené par l’ORSE, Bpifrance et PwC France et Maghreb auprès des fournisseurs entre janvier et mai 2025, constate que les sollicitations RSE des acheteurs ne diminuent pas mais restent souvent standardisées et descendantes, avec peu de suivi dans le temps (source : ORSE, Bpifrance, PwC, restitution octobre 2025). Les fournisseurs interrogés conditionnent leur engagement réel à une répartition plus équitable des efforts entre client et fournisseur, un point à intégrer dans votre méthode de suivi.
Le KPI CS3D et devoir de vigilance dans la chaîne d’approvisionnement
La CS3D introduit une obligation de vigilance distincte de la CSRD mais étroitement liée : elle impose d’identifier et de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement chez les fournisseurs de rang 1 et au-delà. Le KPI associé mesure le taux de fournisseurs à risque ayant fait l’objet d’un plan de vigilance formalisé. Pour une direction achats, cet indicateur complète naturellement le taux de fournisseurs engagés RSE : le premier mesure l’engagement volontaire, le second la mise en œuvre effective des mesures de vigilance chez les tiers de la chaîne d’approvisionnement. En croisant les deux, votre direction achats obtient une vision fiable du risque fournisseur et construit une stratégie durable dans la durée.
Piloter vos KPI CSRD avec Axiscope Digital Sourcing & Procurement Platform
Centraliser la collecte de données fournisseurs pour fiabiliser vos indicateurs
Un kpi csrd achats vaut ce que vaut la donnée fournisseur qui l’alimente. La plateforme Axiscope Digital Sourcing & Procurement Platform centralise les données SRM dans un référentiel unique : questionnaires RSE, certifications, résultats d’audit. Vos équipes achats travaillent sur une source de vérité commune plutôt que sur des fichiers dispersés entre acheteurs, ce qui supprime la principale cause d’écart de données observée lors des audits de reporting CSRD.
Suivre vos KPI achats responsables et Scope 3 en temps réel
Le module SRM d’Axiscope convertit automatiquement vos données brutes en indicateurs de pilotage prêts à l’emploi : taux de fournisseurs engagés RSE, taux de couverture des données, avancement des plans de progrès partagés avec vos fournisseurs stratégiques. Vos équipes visualisent l’évolution de chaque KPI achats sans attendre la clôture d’exercice pour découvrir un écart. Cette visibilité continue permet d’ajuster votre stratégie achats avant que l’écart ne devienne un point bloquant pour votre rapport de durabilité annuel.
Sécuriser l’auditabilité de vos indicateurs achats pour la CSRD
Chaque donnée saisie dans Axiscope reste tracée : source, date, auteur de la mise à jour. Cette traçabilité facilite la revue du commissaire aux comptes chargé de l’assurance CSRD, qui peut remonter jusqu’à la pièce justificative d’origine sans reconstitution manuelle. Axiscope se connecte à votre ERP, lequel transmet vos données aux outils de consolidation de votre choix, sans jamais se substituer à votre système de facturation ou de paiement fournisseurs.
Axiscope Digital Sourcing & Procurement Platform
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FAQ
Qu’est-ce qu’un KPI RSE ?
Un KPI RSE mesure la performance d’une entreprise sur un enjeu environnemental, social ou de gouvernance choisi librement et sans obligation réglementaire. Il se distingue du KPI CSRD normé par les ESRS et sert surtout au pilotage interne.
Pourquoi mettre en place des KPI RSE ?
Des KPI RSE structurés permettent de transformer une intention en démarche pilotée : ils objectivent les progrès, orientent les décisions internes et servent de preuve face aux clients, investisseurs et partenaires qui exigent désormais des engagements RSE mesurables plutôt que déclaratifs.
Quels sont les types de KPI RSE ?
Les KPI RSE se répartissent en trois familles : environnementaux (émissions, énergie, déchets), sociaux (conditions de travail, formation) et de gouvernance (éthique des affaires, conformité). Une stratégie équilibrée suit au moins un KPI par famille.
Comment choisir ses KPI RSE ?
Partez de vos enjeux matériels identifiés par une analyse de double matérialité plutôt que d’une liste générique. Retenez les indicateurs mesurables, à source fiable et alignés sur vos objectifs SMART. Mieux vaut cinq indicateurs suivis rigoureusement que vingt approximatifs.
Les indicateurs de la CSRD vont-ils changer avec la proposition Omnibus ?
Oui. L’Omnibus relève les seuils d’application et réduit le nombre d’entreprises concernées d’environ 80 %. En parallèle, l’EFRAG propose de réduire les points de données ESRS obligatoires de 61 %, recentrant le reporting sur les indicateurs réellement matériels plutôt que sur l’exhaustivité.
Quelles sont les autres informations à produire dans son rapport de durabilité ?
Au-delà des indicateurs chiffrés, le rapport de durabilité décrit la stratégie, le modèle d’affaires et la gouvernance face aux enjeux matériels identifiés. Ces informations narratives contextualisent les indicateurs quantitatifs et sont vérifiées par le commissaire aux comptes.